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Condition suspensive de prêt : le risque de déposer son dossier dans une seule banque

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« C’est bon, votre dossier va passer. »

C’est souvent ce que l’on entend lorsque l’on présente son projet à sa banque.

Alors on dépose son dossier, on attend… et on ne contacte personne d’autre.

Après tout, pourquoi multiplier les démarches si sa banque pense que le financement va aboutir ?

Le problème, c’est que le délai de la condition suspensive, lui, continue de courir.

Dans mon précédent article, « Ma banque m’a dit : c’est bon, votre dossier passe »… Alors pourquoi consulter un courtier ?, je vous racontais plusieurs situations vécues cet été.

Cette fois, je voudrais attirer votre attention sur un point très concret : le nombre de demandes de financement prévues dans votre compromis.

Un seul refus ne suffit pas toujours

Dans de nombreux compromis, il est prévu de justifier de plusieurs demandes de financement ou de plusieurs refus bancaires pour pouvoir se prévaloir de la non-obtention du prêt.

Certains compromis prévoient notamment deux refus.

C’est donc votre compromis qui doit être vérifié avec attention.

Si vous déposez votre dossier dans une seule banque et qu’elle vous répond finalement non, vous pouvez donc vous retrouver avec un seul refus alors que votre compromis en prévoit plusieurs.

Et si ce refus arrive après plusieurs semaines d’attente, le problème devient beaucoup plus difficile à gérer.

30 jours, c’est déjà le délai dont la banque a besoin

Prenons un compromis avec une condition suspensive de 60 jours.

Une banque demande généralement à disposer d’au moins 30 jours pour étudier et traiter un dossier de financement.

Si vous attendez 30 jours avant de déposer votre dossier dans une nouvelle banque, il ne lui reste déjà plus que 30 jours avant l’échéance.

Et si vous attendez 40 ou 45 jours, le délai devient très serré.

Le dossier arrive alors trop tard pour être traité dans des conditions normales.

Certaines banques pourront éventuellement faire une exception. Mais il faudra trouver celle qui acceptera de travailler dans ce délai réduit.

À défaut, il faudra demander une prorogation du délai prévu dans le compromis, avec l’accord du vendeur.

Une prorogation complique aussi le dossier

La difficulté ne s’arrête pas là.

Lorsque le dossier arrive dans une nouvelle banque après plusieurs semaines d’attente, un premier refus et une demande de prorogation, la banque va naturellement chercher à comprendre ce qui s’est passé.

Pourquoi le premier financement n’a-t-il pas abouti ?

Pourquoi le dossier a-t-il pris autant de temps ?

Pourquoi faut-il maintenant une prorogation ?

Il faut alors arriver avec un dossier particulièrement bien préparé et des arguments solides.

Car un dossier présenté dès le départ dans de bonnes conditions n’est pas traité de la même manière qu’un dossier qui arrive dans l’urgence, avec un historique à expliquer et un délai très court.

Le bon réflexe : ne pas attendre que le temps décide pour vous

Faire appel à un courtier ne signifie pas nécessairement multiplier les demandes auprès de toutes les banques.

L’objectif est plutôt de déterminer dès le départ quelle stratégie de financement mettre en place et quels établissements sont réellement adaptés à votre situation.

Et surtout, cela permet de travailler avec suffisamment de temps.

Car si votre banque vous dit :

« C’est bon, votre dossier va passer. »

vous pouvez évidemment lui faire confiance.

Mais tant que vous n’avez pas l’accord de financement, gardez un œil sur le calendrier.

À retenir

Avant de déposer votre dossier, vérifiez dans votre compromis :

✔ le délai de la condition suspensive ;
✔ le nombre de demandes de financement prévues ;
✔ le nombre de refus éventuellement nécessaires.

Et si votre dossier n’avance pas, n’attendez pas : déposez votre dossier dans une deuxième banque.

Plus vous anticipez votre financement, plus vous conservez de solutions.

Et une urgence bancaire, ce n’est jamais la meilleure façon de présenter un dossier.

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